Quétaineries

Décrocher

J’ai récemment eu la chance de passer un weekend dans la campagne avec un groupe d’amis. Le fait de ne rien avoir à faire pendant deux jours m’a fait du bien. Par contre, ça m’a rappelé à quel point c’est difficile de décrocher. C’est comme s’il y avait toujours une voix dans ma tête qui tente de me faire sentir coupable lorsque je ne ressens pas la présence de stresse. Malgré tout, j’ai quand même réussi à avoir du plaisir avec mes amis.

On dirait que j’ai tellement longtemps été stressé que mon corps cherche à retrouver son état naturel. Par contre, je commence à être apte pour identifier ces moments et agir sur eux, que ce soit avec la cohérence cardiaque, la méditation ou l’exercice. Le fait d’avoir été presque constamment entouré de gens et d’avoir mangé comme un cochon pendant deux jours a cependant rendu la tâche plus difficile.

Heureusement, ne pas boire m’a permis d’être le premier levé le matin. J’ai alors pu passer un moment méditatif en nature. J’aime ma maison, mais j’ai beaucoup de regret de ne pas m’être installé plus loin de Montréal. En même temps, je trouve mon transit assez long déjà, mais l’idée de ne pas voir mes voisins et d’être entouré d’arbres est quelque chose que je veux absolument plus tard dans ma vie.

La réalisation que l’été est terminé m’a, probablement pour la première fois, semblé une belle chose. C’est le premier hiver que je ne crains pas. J’ai déjà des plans pour me garder en forme et pour profiter de la neige. Ça m’a permis de prendre un moment pour apprécier la beauté de l’automne. J’y ai longtemps vu qu’une annonce de la mort de l’été ou de l’année (Synechdoche, New York exprime à merveille mon ancien état d’esprit) plutôt que la naissance de l’hiver.

Paysage de début d'automne

Autre petit moment, la chienne d’un voisin se promenait de terrain en terrain. J’en ai profité pour me faire une nouvelle amie. Ça m’a rappelé que la maison me manquait et que j’avais hâte de voir ma famille et ma chienne. Surtout, c’était un rappel d’apprécier le moment présent, aussi ordinaire qu’il soit, car d’une minute à l’autre, tout peut basculer et l’ordinaire ne sera qu’un souvenir nostalgique.

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